ZOOM|Blog : Alexandra Gélinas | Furie de vivre

12/8/2016
ZOOM|Blog : Alexandra Gélinas | Furie de vivre
«Je fonctionne au stress, je suis à mon meilleur dans l’action», dit Alexandra Gélinas, diplômée en Organisation d’événements de Zoom Académie. Du stress, de l’émotion, il y en a à la tonne dans les événements que cette jeune femme, début vingtaine,organise depuis cinq ans.
La vie en spectacle I, II, III, IV - cette dernière édition est en préparation - sont des spectacles-bénéfices pour sensibiliser à la cause du suicide auxquels elle prend part aussi sur la scène en chantant. Elle les planifie avec un souci de susciter une joie de vivre et une vague d’amour qui enveloppent les spectateurs. Touchée de près par la mort de l’un de ses proches, elle croit qu’«à force de faire des événements sur ce sujet, on va briser les tabous.» L’une des étonnantes conséquences de ce drame qu’elle a vécu est de lui avoir enfoncé une furie de vivre dans le cœur.
Malgré que les événements qu’elle organise aient un succès fou, elle s’inscrit à la formation chez Zoom Académie pour en apprendre davantage. «Comme je suis énergique, j’ai aimé qu’on nous plonge rapidement dans la réalité de planifier un événement, même si je sais que la théorie nous permet de bien nous aligner au départ», dit Alexandra, avec une pointe de passion dans la voix.
«On avait un livre, on avait des profs qui nous donnaient des trucs, on avait des réponses à nos questions. Zoom Académie m’a donné une structure de travail», ajoute-t-elle.Voulant profiter au maximum de son passage à l’école, elle participe comme bénévole aux événements des autres groupes d’étudiants.
Consciente que la réussite dans ce milieu peut prendre du temps, Alexandra termine son baccalauréat en Enseignement langue seconde à l’Université de Trois-Rivières,et projette d’en faire son principal gagne-pain. Même si elle a été nominée et a remporté des bourses de L’œuvre du Cardinal Léger, de Desjardins et de Forces Avenir, elle remet à plus tard la création de son entreprise dans l’événementiel parce qu’elle veut d’abord expérimenter d’autres domaines que la cause du suicide.
D’ailleurs, on cogne déjà à sa porte; en plus de Courrons ensemble pour la vie, un lecturothon et un parcours à cheval de Saint-Lin à TVA Montréal pour Opération Enfants Soleil sont sur sa table de travail. «Je pense que c’est parce que je me dévoue aux événements que j’organise qu’on me les confie.
Quand un artiste ou quelqu’un d’autre me lâche, je persévère. Je me dis que ce n’est pas grave, je préfère que cette personne parte tout de suite plutôt qu’elle bâcle le travail», philosophe Alexandra.
- Clémence Bourget - clemenceetseshistoires.com